Contrairement aux enfants et aux ados, les adultes ne sont pas « surveillés » par des parents qui peuvent rapidement détecter une utilisation abusive des smartphones, tablettes, ordinateurs ou même console de jeux. Malgré tout, le conjoint éventuel pourra parfois jouer un rôle important dans la prise de conscience du phénomène de dépendance aux écrans.
C’est un phénomène qu’il ne faut pas, comme c’est le cas trop souvent, minimiser en pensant qu’un adulte est apte à s’auto-réguler.
Être « accro au portable » peut faire sourire dans un premier temps, pouvait même renvoyer, dans un passé pas si lointain, une image d’adulte moderne et dynamique.
Mais être véritablement cyberaddict est une pathologie qui peut avoir des conséquences fâcheuses. Il faut savoir la détecter, prendre conscience des risques qu’elle fait courir et la traiter.

Les adultes, ne serait-ce que pour des raisons professionnelles, ou pour tuer le temps dans les transports en commun, passent beaucoup de temps sur les écrans de leur ordinateur ou de leur smartphone.
Toute la difficulté consiste à identifier la « ligne rouge » qui sépare une utilisation « contemporaine » d’une cyberdépendance.
Dans un monde actuel foncièrement digitalisé, le seul nombre important d’heures passées sur des écrans ne suffit pas à caractériser une situation de dépendance.
En revanche, certains changements de comportement social apparaissent chez les adultes cyberdépendants.
Certains s’adonneront aux jeux vidéo, d’autres au visionnage de séries ou de vidéos pornographiques, d’autres dépenseront des sommes importantes en réalisant des achats compulsifs ou des paris en ligne.
N’étant plus en état de résister à la moindre envie de consulter son smartphone, son ordinateur ou de faire une partie de son jeu favori, il devra en interrompre toute autre activité, même professionnelle.
Il sera incapable de se tenir à un programme ou à un objectif, sera même prêt à enfreindre des règles d’interdiction.
Si son smartphone présente une panne, si les connexions internet ne fonctionnent plus, l’adulte dépendant présentera un état d’agitation , d’agressivité disproportionné par rapport à la situation.
En général, cela pourra même perturber gravement son sommeil, en l’empêchant de s’endormir ou de se rendormir en cas de réveil nocturne
En général, les adultes souffrant de cyberaddiction présentent plusieurs des symptômes suivants :

Comme pour d’autres formes de dépendance telle que l’alcoolisme, la cyberaddiction, au-delà des manifestations décrites ci-dessus, peut entraîner, avec le temps, de graves conséquences chez l’adulte.
L’isolement social et affectif du cyberaddict peut fréquemment engendrer des difficultés familiales ou conjugales, préludes à des séparations ou à des divorces.
Ces difficultés peuvent être aggravées dans le cas d’achats compulsifs qui entraînent des problèmes financiers
Le phénomène de dépendance incapacitante peut également mettre sa victime dans des situations professionnelles tendues et la mettre en danger de perte de son emploi
Certains adultes accros aux écrans glissent, du fait de leur fatigue mentale, vers la sensation de dépersonnalisation, vers un mal-être chronique. En général, la dépression n’est pas très loin.
Chez les femmes, il n’est pas rare de rencontrer aussi des troubles alimentaires tels que l’anorexie dus à un sentiment d’infériorité face aux modèles scrutées en permanence sur internet
On rencontre chez les adultes cyberdépendants des pathologies telles que le dérèglement du sommeil, des troubles de la mémoire, des pathologies oculaires et des troubles musculo-squelettiques.